Tchadmedia reçoit le jeune écrivain Aimé Badjan, ce 15 juillet

La poésie dans le sang, l’auteur tchadien Aimé Badjan vient de marquer le monde littéraire par son nouveau recueil de poèmes ” Yam-Kou”, ce 4 juin dernier. Avec ce genre nouveau de la poésie, Badjan compte gagner les coeurs et les esprits de ses lecteurs.
Humble, le jeune compatriote se décrit éternel apprenant lorsqu’il dit ” être écrivain, c’est accepter d’apprendre toujours des autres”.
Aimé Badjan s’est confié à Tchadmedia pour partager son expérience d’écriture avec nos lecteurs.

Tchadmédia : Présentez-vous à nos lecteurs ?

Aimé Badjam : Je m’appelle Aimé Badjam, je suis auteur du recueil de poèmes intitulé ” Liberté d’expression”, publié chez Edilivre en France en 2017 ; de la pièce théâtrale intitulée “Kouakou, fille de la déesse des jumelles”, aux Éditions Toumaï au Tchad en avril 2019 et du tout dernier recueil de poèmes titré “Yam-kou ou le chant du feu” aux Éditions Toumaï en juin 2020.

TM: De quoi parle-t-il votre livre ?

A. B: Je passe en revue dans ce recueil l’actualité politique africaine, de la francophonie africaine la « françafricature », de la tradition africaine, la religion en Afrique et autres. Comme certains philosophes qui abordent la question de Dieu en termes du « beau », je parle de Dieu dans ce recueil en termes d’amour du prochain, ce qui me rapproche de la philosophie de Jésus-Christ de la tradition chrétienne.

TM: Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire cette ouvrage ?

A.B: Ce qui m’a inspiré, c’est ma solitude durant mon séjour au Cameroun. Ce recueil est une thérapie pour moi et en même temps l’expression de mon amour pour ma mère et mon entourage (Tchadiens et Camerounais).

TM: Quel conseil avez-vous pour les jeunes tchadiens qui souhaitent s’essayer dans l’écriture ?

A.B: Aux jeunes qui veulent s’essayer dans l’écriture, je pense qu’il ne suffit pas d’avoir une anecdote à raconter à ses amis et pouf, qu’il faut se lancer dans la narration ; en ce sens que l’intrigue, la trame à elle seule ne peut faire lieu d’un écrit imaginaire. Il faut une qualité littéraire consistante. Nous, certains, c’était parce que notre enfance maladive à fait de nous des rats de la bibliothèque dès l’enfance et puis la rage au cœur à jouer le rôle d’un détonateur. Puis les anges comme Monsieur Aziber Adoum nous ont donné un coup de mains dans la poésie littéraire après une base en poésie musicale. Être écrivain, c’est accepter d’apprendre toujours des autres afin de véhiculer de manière lucide son message.

TM: Où avez-vous édité votre ouvrage ?

A.B: L’œuvre a été publiée officiellement ce 04 juin 2020 aux Éditions Toumaï au Tchad.

TM: Est-il déjà disponible dans les librairies du Tchad ? Si oui, à combien ?

A.B: Oui, elle est disponible dans les librairies tchadiennes au prix de 5000 f CFA.

TM: Quel conseil avez-vous pour le public tchadien concernant la pandémie du coronavirus ?

A.B: Il nous faut de la spiritualité et du respect des gestes barrières pour vaincre la Covid19.

TM: votre dernier mot ?

A.B: Mot dernier, c’est que dans ce recueil, par la collaboration des intellectuels à savoir : Dr Fopa du Cameroun, l’écrivain tchadien Fidèle Monoudji, Dr Keda Gagnan du Tchad et le poète sénégalais Tafsi Ndické Dieye. Nous avons révolutionné le monde littéraire africaine par la création d’un type de poésie africaine appelé Yam-kou. Ce genre a pour caractéristique le symbolisme et l’extériorisation des émotions du lecteur. Et il faut qu’il y est au moins un proverbe ou une expression d’origine africaine pour que ce poème soit qualifié yam-kou. Un poème yam-kou est constitué de trois strophes écrites en tercet dont deux refrains identiques (la première et troisième strophe) et d’un couplet (la deuxième strophe). La deuxième strophe doit donner un peu d’éclaircissement sur les refrains qui sont le résumé du message. Comme cette poésie est d’origine africaine, il est nécessaire que les écoles africaines l’enseignent.

TM: Merci.

Propos recueillis par Moustapha Hamid.

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