Météorologie et climat : l’Afrique centrale renforce ses systèmes d’alerte

Du 10 au 12 février 2026, le Tchad abrite les travaux de l’atelier régional sur le renforcement des mécanismes de communication consultative pour la production et la diffusion des alertes précoces en Afrique centrale. Cet atelier est organisé par l’Agence nationale de la météorologie du Tchad, en partenariat avec l’Organisation météorologique mondiale (OMM).


Les travaux ont été officiellement ouverts ce mardi 10 février 2026 par le Secrétaire général du Ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie, M. Dihoulné Laurent.

Selon le Directeur général de l’Agence nationale de la météorologie du Tchad, le choix porté sur le Tchad comme pays hôte de cette rencontre constitue un signe de confiance et de reconnaissance du rôle que le pays entend jouer dans le développement des systèmes d’alerte précoce en Afrique centrale.

Prenant la parole, le représentant de la CEEAC a rappelé que la coordination des acteurs en matière d’alertes précoces ne relève pas d’une simple question administrative, mais constitue une véritable chaîne de sauvetage.


De son côté, la représentante de l’Organisation météorologique mondiale a souligné que l’Afrique centrale fait face à une exposition croissante aux aléas météorologiques, hydrologiques et climatiques, dont les impacts affectent directement les populations, les infrastructures et les économies nationales.


« Dans ce contexte, des systèmes d’alerte précoce efficaces, centrés sur les utilisateurs et fondés sur une information scientifique fiable, constituent un pilier essentiel pour anticiper les risques, sauver des vies et renforcer la résilience des populations », a-t-elle déclaré.


Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général du Ministère des Transports a insisté sur le caractère crucial de cette rencontre, alors que l’Afrique centrale, à l’instar du reste du continent, subit des impacts climatiques de plus en plus fréquents et sévères.

« Les inondations soudaines, les crues fluviales, les sécheresses prolongées et les phénomènes météorologiques violents mettent en péril des vies humaines, des moyens d’existence et affectent lourdement les infrastructures », a-t-il affirmé.


Il convient de rappeler que les travaux de cet atelier prendront fin le 12 février 2026.

Taha Gamaradine Taha

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