Le ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Dr Mahamat Ahmat Alhabo a signé le 20 avril une circulaire rendant obligatoire l’enseignement de la langue arabe dans tous les établissements scolaires du pays.

Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de refonder en profondeur le système éducatif tchadien. Elle vise à instaurer un bilinguisme effectif et équilibré, en accord avec les réalités sociolinguistiques nationales. Le ministère rappelle à cet effet que « l’éducation nationale constitue un chantier prioritaire nécessitant des réformes structurelles profondes et cohérentes ».
La principale innovation introduite par cette mesure concerne le statut de la langue arabe. À compter de la prochaine rentrée scolaire, elle ne sera plus considérée comme une discipline optionnelle, mais deviendra obligatoire au même titre que le français.
Le ministre précise que « l’enseignement de la langue arabe ne devra plus être considéré comme une discipline optionnelle ». Il ajoute qu’elle « devra être dispensée dans tous les établissements d’enseignement avec le même volume horaire et le même coefficient que la langue française », conformément aux principes d’égalité et d’équité linguistique.
À travers cette réforme, les autorités entendent promouvoir un système éducatif plus inclusif et mieux adapté aux réalités du pays. L’objectif est également de renforcer l’unité nationale et d’améliorer la qualité de l’enseignement.
Le document insiste sur le fait que « l’application effective du bilinguisme […] ne saurait souffrir d’aucune ambiguïté ni d’aucune dérogation », traduisant ainsi la fermeté du gouvernement dans la mise en œuvre de cette mesure.
Enfin, le ministre charge la Direction générale des enseignements, des apprentissages et de la promotion civique de veiller à l’application stricte de cette décision, en collaboration avec les structures déconcentrées.
Taha Gamaradine Taha
