Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a lancé ce mercredi 7 octobre 2026 les travaux de l’atelier national de validation de la Stratégie nationale de gouvernance des données (SNGD). Cette initiative vise à mettre en place un cadre national pour mieux produire, gérer, sécuriser, partager et valoriser les données à l’horizon 2030.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a insisté sur l’importance stratégique des données pour le pays. « Notre ambition tient en une phrase : la donnée doit devenir un patrimoine national, mis au service de l’État et du développement du Tchad », a-t-il déclaré.
La stratégie doit notamment permettre aux administrations de mieux produire et partager leurs informations, tout en renforçant la protection des données personnelles et la souveraineté numérique. Pour Haliki Choua Mahamat, « les décisions publiques s’appuieront sur des chiffres fiables », tandis que les administrations pourront partager leurs informations de manière sécurisée.
Le document soumis à validation repose sur sept piliers, notamment la gouvernance institutionnelle, le cadre juridique et réglementaire, la gestion et l’interopérabilité des données, les infrastructures, la sécurité et la protection des données personnelles, les compétences ainsi que l’économie des données et l’innovation. Il prévoit également des cas d’usage prioritaires dans des secteurs tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage, les mines, les télécommunications et les services numériques.
L’atelier réunit les cadres du ministère, les directeurs des structures concernées, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers. Les participants sont appelés à examiner le document, formuler des amendements et dégager les orientations nécessaires à sa mise en œuvre.
Pour le ministre, l’adoption de la stratégie ne constituera toutefois qu’une première étape. « Une fois la stratégie validée, le plus difficile restera à faire : la mettre en œuvre », a-t-il souligné, appelant à transformer les orientations retenues en actions concrètes et mesurables.
La mise en œuvre de la SNGD doit ainsi s’étendre jusqu’en 2030 et au-delà, avec pour ambition de renforcer la qualité des services publics, de favoriser l’innovation et de faire des données un véritable patrimoine stratégique national.
Taha Gamaradine Taha
