Dans son communiqué, la HAC ne donne aucun exemple à l’origine de cette décision radicale. Toujours est-il qu’elle affirme avoir « constaté » la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques de « contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale ».
Le régulateur de la communication estime que les réseaux sociaux sont abusivement utilisés, en violation des lois en vigueur au Gabon ainsi que des règlements internationaux. Trouble à l’ordre public, propagation des fausses informations, cyberharcèlement… La HAC pointe le comportement de certains ressortissants Gabonais, mais aussi la responsabilité des fondateurs des plateformes et réseaux sociaux qui n’assurent pas, selon elle, la modération des contenus illicites.
Au Gabon, WhatsApp, Facebook et TikTok sont les réseaux sociaux les plus utilisés. Le communiqué, lu sur la chaîne télévisée publique Gabon 1ère par le porte-parole de la HAC Jean-Claude Mendome, n’a pas prévu d’exception, et ces suspensions courent jusqu’à nouvel ordre.
Tchadmedia avec RFI
