La jeunesse est la richesse et l’espoir de toute nation. Dans cette optique, l’État et les parents doivent s’assurer que les puissent se concentrer sur l’école, la formation pour devenir des citoyens responsables demain. Malheureusement, un phénomène est en train de de prendre de plus en plus de l’ampleur. La forte attirance des jeunes de 15 à 18 ans pour les jeux de chance liés au football. Certes, ce dernier rassemble les jeunes et crée de la passion, malheureusement cette passion dépasse parfois aujourd’hui le cadre du sport.
Dans plusieurs quartiers de la ville de N’Djamena, on observe des adolescents rester en groupe au bord des rues pour faire leurs choix d’équipes et parier sur les matchs du jour. Ce qui commence comme un simple jeu devient rapidement une mauvaise habitude. Certains jeunes passent des heures à discuter des matchs, des équipes et de l’argent à gagner. Ils négligent leurs études, leurs devoirs et même les conseils de leurs parents.
Cette situation a un impact négatif sur leur concentration scolaire. Plusieurs élèves interrogés confirment que depuis qu’ils sont impliqués dans ces jeux de hasard ils s’estiment distraits en classe, manquer de motivation et perdre l’envie d’apprendre. À cet âge, les adolescents doivent bâtir leur avenir par le travail et la discipline. Cette mentalité éloigne les jeunes des objectifs importants pour leur réussite personnelle et pour le développement du pays.
Il faut que les parents prennent leurs responsabilités pour mieux encadrer leurs enfants. Les autorités et les acteurs sociaux doivent aussi agir pour protéger la jeunesse tchadienne. Le football doit rester un loisir sain et éducatif et non un danger pour l’avenir des enfants.
Moussa Mahamat Ahmat Tchannaye
