Des bandits ont enlevé cinq dignitaires religieux musulmans réunis pour une séance de prière au domicile du sénateur Abdul’aziz Abubakar Yari, à Talata Mafara, dans l’État de Zamfara, au Nigeria.
L’incident s’est produit le samedi 12 septembre 2026. Les religieux, venus de localités des zones de gouvernement local de Bakura et Talata Mafara, participaient à une séance de prière au domicile de l’ancien gouverneur de Zamfara et directeur général de la campagne présidentielle de Bola Ahmed Tinubu.
Les personnes enlevées sont l’imam Yahuza, premier imam de la prière du vendredi de Dogon Madacci ; Magawata Abdullahi, deuxième imam de la prière du vendredi de Dogon Madacci ; Malam Shehu Dakko ; l’imam Bala Fagon ; et Na’ibi Tasi’u de Tungar Nagudai.
Selon une source proche de l’incident, les religieux avaient été invités au domicile du sénateur pour cette rencontre religieuse avant que les bandits ne fassent irruption dans la zone et ne les enlèvent.
« Ils étaient venus pour une séance de prière au domicile du sénateur Yari, mais malheureusement, ils ont été enlevés par les bandits », a déclaré la source.
Une autre source a qualifié la situation d’alarmante, estimant que cet incident illustre la dégradation de la situation sécuritaire dans l’État.
« C’est très préoccupant. Si des personnes peuvent être enlevées alors qu’elles participent à une réunion au domicile d’un ancien gouverneur et d’un sénateur en fonction, cela montre à quel point la situation sécuritaire est devenue grave », a-t-elle déclaré.
Yari, qui représente Zamfara-Ouest au Sénat, est également directeur général de la campagne présidentielle de 2027 du président Bola Ahmed Tinubu.
L’incident suscite de nouvelles inquiétudes parmi les habitants concernant la sécurité des communautés et des rassemblements publics dans l’État de Zamfara, où les attaques de bandits et les enlèvements continuent de constituer un important défi sécuritaire.
Les habitants appellent de nouveau les forces de sécurité à intensifier leurs opérations contre les groupes armés et à prévenir de nouvelles attaques et enlèvements.
Au moment de la publication, le commandement de la police de l’État de Zamfara n’avait pas encore officiellement confirmé l’enlèvement ni fourni d’informations sur l’identité et le lieu où se trouvent les victimes.
