Le ministère de la Santé publique et de la Prévention a organisé, ce lundi 19 octobre 2026, une conférence de presse consacrée à l’épidémie de dengue au Tchad. Présidée par l’incident manager, Dr Fissou Henry Yandaï, cette rencontre a permis aux journalistes et à l’équipe de gestion de l’épidémie d’échanger sur les mécanismes de prévention, de lutte et de prise en charge de la maladie, ainsi que sur d’autres aspects liés à sa propagation.
Dans son intervention introductive, l’incident manager a indiqué que plus de 3 000 cas suspects, 252 cas confirmés et huit décès avaient été enregistrés dans les provinces du Wadi Fira, du Ouaddaï, du Sila, du Batha ainsi qu’à N’Djamena.
Il a toutefois rappelé que les données épidémiologiques peuvent évoluer à tout moment, en fonction de la situation sur le terrain. « Nous collectons régulièrement les données », a-t-il déclaré.
De son côté, le professeur Mahamat Ali Bolti, agrégé en maladies infectieuses et maître de cérémonie, a souligné que la dengue ne sévit pas pour la première fois au Tchad. Pour limiter la propagation de la maladie, il a insisté sur la nécessité de mettre en place un programme de pulvérisation contre les moustiques.
Il a également appelé la population à éliminer les eaux stagnantes autour des habitations et à se débarrasser des récipients et autres objets susceptibles de servir de lieux de reproduction aux moustiques.
Au terme d’une séance de questions-réponses entre les journalistes et l’équipe de gestion de l’épidémie, l’incident manager a assuré que la situation était sous contrôle.
