Le ministère de la Justice et des Droits humains apporte des éclaircissements sur la procédure disciplinaire engagée contre deux greffières en service au Tribunal de Grande Instance de N’Djamena, Mme Aïcha Souleyman Ibrahim et Mme Kidana Ganda Nadege.
Selon un communiqué officiel publié ce lundi 24 août 2026, la procédure disciplinaire a été déclenchée à l’initiative de la ministre de la Justice, Garde des Sceaux et des Droits humains, à la suite d’une dénonciation de leur chef hiérarchique pour des faits présumés contraires à leurs obligations professionnelles.
L’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires a mené des investigations et recueilli les explications des deux greffières mises en cause. À l’issue de cette enquête, elle a conclu à des manquements aux devoirs liés à leurs fonctions et recommandé leur suspension provisoire, dans l’attente de la saisine de la Commission Administrative et Paritaire (CAP).
Le ministère précise que les faits reprochés concernent notamment l’usurpation de titre, l’emploi de personnes étrangères au service, la perte ou la dissimulation de dossiers, des difficultés relationnelles ainsi que des absences répétées.
La suspension prononcée par arrêté du 19 août 2026 est présentée comme une mesure conservatoire, conformément au statut du personnel des greffes en République du Tchad.
Le ministère dément par ailleurs les informations faisant état d’une implication du Premier ministre, Ambassadeur Allah-Maye Halina, affirmant que celui-ci est totalement étranger à cette procédure disciplinaire interne.
La procédure se poursuit avec la prochaine comparution des deux greffières devant la Commission Administrative et Paritaire, où elles pourront faire valoir leurs moyens de défense, annonce le ministère.
Taha Gamaradine Taha
