N’Djamena : entre modernisation urbaine et enjeux de salubrité

Les artères de la capitale, N’Djamena, se transforment à vue d’œil. Au cours des quatre dernières années, le bitumage de plusieurs grands axes a presque modifié le visage de nombreux quartiers. À mesure que les routes sont aménagées, des changements sont également observés sur les habitations riveraines, dont certaines façades font l’objet de rénovations ou de reconstructions. L’exemple est visible sur la route de 40 mètres Bourdou-Bourdob reliant la SNER à la cimenterie de Lamadji, ainsi que dans l’ancien quartier Mar-Djandafack, aujourd’hui entièrement bitumé. Ces infrastructures contribuent à améliorer le cadre urbain et les conditions de déplacement des habitants.

Toutefois, la question de la salubrité reste posée. Malgré l’amélioration des infrastructures routières, certaines pratiques continuent d’être observées dans plusieurs secteurs. À Mar-Djandafack, notamment, des eaux usées sont parfois déversées sur la chaussée et d’autres formes d’insalubrité demeurent visibles. Ces constats rappellent que la modernisation urbaine ne se limite pas aux infrastructures. L’amélioration durable du cadre de vie repose également sur le respect des règles d’hygiène et de salubrité publique. Dans cette perspective, la sensibilisation des citoyens et l’application des dispositions en vigueur par les autorités compétentes apparaissent comme des leviers complémentaires pour accompagner les transformations en cours.

Le bitume contribue à l’embellissement de la ville, tandis que la préservation de cet environnement relève d’une responsabilité partagée entre les citoyens et les pouvoirs publics.

Moustapha Hamid Markass

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *