La Direction générale de la Police nationale (DGPN) a présenté, ce jeudi 24 septembre 2026, 43 personnes interpellées dans le cadre de plusieurs opérations menées entre le 20 août et le 24 septembre. Des armes à feu, des stupéfiants, des motos, des câbles électriques et des documents administratifs présumés falsifiés ont également été exposés à la presse. Parmi les dossiers évoqués figure l’affaire dite « Bichara V8 », marquée par les témoignages de plusieurs personnes se déclarant victimes.
La présentation a été conduite par le commissaire principal de police, Mounne Eugène Dezoumbé, qui a détaillé les résultats des opérations menées par les forces de sécurité intérieure au cours des dernières semaines.
Selon les éléments communiqués par la Police nationale, les 43 personnes interpellées sont réparties en six groupes, en fonction de la nature des faits qui leur sont reprochés.
Le premier groupe, composé de deux personnes, est soupçonné d’association de malfaiteurs, de vols et de tentatives de braquage à main armée, d’assassinats, d’extorsion de biens et de cambriolages de véhicules.
Le deuxième groupe comprend huit personnes, soupçonnées notamment d’association de malfaiteurs, de destruction de biens, de vol de câbles électriques, de complicité et de recel.
Six autres personnes sont mises en cause pour des faits présumés d’usurpation de titre, de port illégal de tenue, d’arnaque en flagrant délit et d’abus de confiance.
Le quatrième groupe rassemble cinq personnes soupçonnées de tentative de vol, de vol de moutons et de chèvres, ainsi que de recel.
La cinquième catégorie, la plus importante, compte 19 personnes. Elles sont soupçonnées d’association de malfaiteurs et de plusieurs faits de vol portant notamment sur des téléphones, des ordinateurs, des engrais chimiques, des groupes électrogènes, des pots de peinture, de l’argent et des vivres. Des soupçons de tentative de vol, de vol aggravé, d’administration de substance nuisible, de vol de motos, de faux et usage de faux et de recel sont également évoqués.
Enfin, deux personnes ont été interpellées dans le cadre d’une affaire présumée de trafic de stupéfiants.
Des armes et plusieurs matériels saisis
Au cours de ces opérations, les services de police ont également procédé à la saisie de plusieurs objets et matériels présumés liés aux faits reprochés aux personnes interpellées.
Quatre armes à feu ont été présentées, dont trois pistolets automatiques et un fusil de type AK-47, ainsi que trois motos. Une importante quantité de câbles électriques en cuivre et en aluminium, des stupéfiants et plusieurs documents administratifs présumés falsifiés figurent également parmi les objets exposés.
L’affaire « Bichara V8 » au centre des témoignages
Parmi les dossiers présentés, l’affaire dite « Bichara V8 » a particulièrement retenu l’attention. Plusieurs personnes se présentant comme victimes ont pris la parole pour livrer leurs témoignages sur les faits qu’elles attribuent au mis en cause et évoquer leurs conséquences.
D’autres personnes ont également raconté leurs expériences, apportant leurs témoignages sur les agissements présumés reprochés à Bichara V8.
À l’issue de la présentation, le commissaire principal de police, Mounne Eugène Dezoumbé, a salué le travail accompli par les forces de sécurité intérieure dans le cadre de ces opérations.
Les mis en cause attendus devant la justice
Selon la Police nationale, les personnes interpellées ont été auditionnées et leurs déclarations consignées dans des procès-verbaux, conformément aux procédures en vigueur.
Elles devront être présentées devant les juridictions compétentes, seules habilitées à établir les responsabilités pénales et à déterminer les suites judiciaires à donner à ces différentes affaires.
En attendant les décisions de justice, les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
