Le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Dr Mahamat Ahmat Alhabo, a signé, le 10 juillet 2026, deux circulaires visant à renforcer l’application de la réglementation dans les établissements privés d’enseignement et à répondre au déficit d’enseignants dans les écoles publiques.
La première circulaire, adressée aux promoteurs des établissements privés, rappelle l’obligation de respecter les dispositions du décret n°693/PR/PM/MEN/2015 du 13 mars 2015 relatives au recrutement et à l’emploi des enseignants. Le ministère exige désormais que les écoles privées recrutent uniquement des enseignants titulaires de diplômes professionnels de l’enseignement ou de diplômes universitaires reconnus par l’État. Les promoteurs sont également tenus d’accorder un contrat à durée indéterminée (CDI) aux enseignants permanents et de leur garantir une rémunération au moins égale au Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
Le ministère précise que des contrôles réguliers seront effectués dès la prochaine rentrée scolaire et que tout manquement à ces dispositions sera sanctionné conformément aux textes en vigueur.
Dans une seconde circulaire, le ministre ordonne le retrait des enseignants fonctionnaires de l’État exerçant dans les établissements privés. Cette décision fait suite au constat que plusieurs agents publics continuent de servir dans le privé alors que les établissements publics connaissent un important déficit en personnel enseignant.
Les recteurs d’académie, les délégués provinciaux, les inspecteurs départementaux ainsi que les promoteurs des établissements privés sont instruits d’identifier ces enseignants, de les retirer sans délai des écoles privées et de les redéployer prioritairement dans les établissements publics selon les besoins.
Les responsables concernés disposent d’un délai de 15 jours à compter de la signature de la circulaire pour transmettre au ministère un rapport détaillant les mesures prises.
À travers ces deux mesures, le ministère entend renforcer la qualité de l’enseignement, améliorer les conditions de travail des enseignants du secteur privé et assurer une meilleure répartition des ressources humaines au profit des établissements publics confrontés à une pénurie d’enseignants.
Taha Gamaradine Taha
